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organasrey:

you’d think ‘sexualising children is wrong’ wouldn’t be a controversial statment but here we are in 2k17 and 13 year old girl just won a ‘sexiest woman’ contest

62168

punk-mom:
“me ft. legs
”
Thank you for the muscly short hair girl representation

punk-mom:

me ft. legs

Thank you for the muscly short hair girl representation <3 




29

(Source: lheureexquise)




577
1
I mean

helshades:

a7xlizardqueen:

helshades:

toppdyke:

cashmerebrunette:

How can you be a radical feminist, and believing that males are “naturally” violent? I thought we all knew that brain sex theory is pure bullshit. Men aren’t born violent. No one is born violent. Male violence is the result of patriarchy and gendered socialisation. If males are really born this way, violent, abusive and cruel, feminism is useless. We should just stop right now, there is no hope, too bad. Seriously, brain sex isn’t real, even for men!!! And there IS hope. I truly believe that things can change. Feminism is also about hope, about believing in change. I want to change society, even if i can’t save everyone, even if i can’t make miracles. Maybe i’m just a naive woman, hey, maybe, but i refuse to believe that men are “‘naturally” violent. Essentialism isn’t feminist. At all.

RADFEM isn’t about MEN, or helping TEACH THEM, or DEFENDING THEM.

They are VIOLENT, DEAL with it by focusing on LIBERATING/PROTECTING WOMEN from them.

You are being NAVIE & sounding like a libfem FOCUSING ON MEN.

WHY ARE WE SHOUTING EVIDENCES AND WHY AM I SENSING AN IMMINENT ATTACK ON MY GOOD FRIEND CASHMERE

IS THERE A CONTRACT TO FILL IN THAT I WASN’T MADE AWARE OF TO JOIN FEMINISM LIKE IS THERE A SPECIAL ANTI-NAVITY CLAUSE OR SOMETHING

How anyone can possibly believe that men are automatically violent is beyond me. No one is born a violent person. I don’t what kind of men toppdyke has been around her entire life, but I know a lot more violent women than I do men. I am lucky enough to be a young woman surrounded by men who would never even think about hurting me in any way, shape, or form. As far as I’m concerned, feminism starts with being a strong independent woman, no matter whom you choose to love during your lifetime, man or woman. And if you are one of these strong, independent women and you chose to have a child, you teach that child, whether it’s a boy or a girl to treat others of all walks of life with dignity and respect. I am currently expecting my first child and I vow to teach that child to love and respect itself, and to love and respect others. @cashmerbrunette, you seem like a very smart, decent, respectful, independent person, don’t listen to people like toppdyke who just want to spout more negativity into the world. Thansk for sharing @helshades

If Toppdyke doesn’t mind me speaking on her behalf for a paragraph, I would argue that this isn’t what *she* said, though, to be fair and clear, and that feminism to her as a radical feminist means to challenge and overcome patriarchy itself and not individual nice men; she was talking about systemic violence, the sort of misogyny inscribed in the mores of most societies even today, preventing women as a class to thrive.

Where I disagree with her is in the fact that educating boys would be remotely useless because of patriarchy. I tend to think education is the only thing that really has a chance to have any long-term effect on getting ‘male violence’ to recede… Education, and proper instruction in a secular environment.

Deconstructing masculinity is just as important as “liberating” women, like ???

(Source: bruneangel)

94
bruneangel: Bon ben une radfem m'a envoyé un message privé me demandant d'aller me consoler auprès d'autres amoureuses de la bite ( la même qui nous a traitées de "losers" dans les reblogs de mon post )... Très féministe, tout ça, évidemment ! Et après ça ose s'étonner du fait que beaucoup de jeunes femmes fuient le féminisme et les traitent de féminazi? Bah moi je ne suis plus du tout étonnée. Effectivement, il y a de vraies cintrées dans ce mouvement. Bon sang. Qu'elles aillent se faire soigner.

helshades:

cashmerebrunette:

helshades:

Ah, cette chère Toppdyke. Si équilibrée. Tu veux qu’on fasse un pari sur le temps qu’il lui faudra pour envoyer un message bien dégueulasse contre nous sur Radfem-Gossip ?

Je sais que ce n’est pas une position très populaire mais je commence à en avoir ma claque des lesbiennes soi-disant féministes qui se permettent de se déclarer le haut du panier sous prétexte que leur sexualité ne contient pas d’hommes ! Déjà, il faudrait qu’elles cessent de se raconter qu’elles sont en quoi que ce soit représentatives du lesbianisme, ensuite, pour des gens qui professent qu’une femme a un droit inaliénable à disposer de son corps, je les trouve bien libéralement disposées à me dire ce que je dois faire du mien.

Participer à la « communauté » radicale sur Tumblr, c’est aussi se manger des réflexions dans la gueule au sujet de ma sexualité à longueur de temps que nous les bisexuelles devons avaler et bien mâcher sans nous plaindre, de la part non seulement de connards masculinistes mais aussi et parfois surtout de féministes (auto-déclarées…) qui nous perçoivent comme des espèces de socio-traîtresses d’un nouveau genre, mi-hétérosexuelles, mi-monstruosités. Les bi, ces collabos du cul : On ne peut vraiment jamais gagner, hein ?

J’ai eu des échanges ahurissants sur ce site avec des lesbiennes qui me déclaraient de but en blanc qu’en tant que bisexuelle, je n’étais au fond qu’une sale privilégiée qui profitait du patriarcat ; depuis quelques temps, je vois passer pléthore de billets passablement répugnants où des gonzesses qui n’ont ni ne verront jamais de bite de leur vie justement se complaisent à décrire les horreurs du sexe hétérosexuel, la laideur et la puanteur des hommes, à quel point les femmes qui couchent avec eux ne peuvent être que des idiotes ignorantes de leur exploitation manifeste ou des complices dégoûtantes d’une oppression qui passe par la pénétration vaginale…

Moi, j’aimerais bien qu’on m’explique comment ça se fait que ma sexualité devrait être régulée et monitorée par des gens avec qui je ne coucherai jamais et à qui je répugne… ? On en parle, du fait que nous n’avons pas le droit d’aimer des lesbiennes sous peine d’être perçues comme des rapaces ni le droit d’aimer des hommes à moins de vouloir prouver comme nous sommes de mauvaises féministes ? Que des billets sur Tumblr tournent en boucle où on nous assimile sans nous demander notre avis aux libéraux ? Qu’il est normal de parler de nous comme si nous n’existions pas avant de nous traiter comme des pestiférées dont la gueule cracherait le sperme à chaque mot proféré ?

ASSEZ de l’incitation permanente à la haine, cautionnée par un aréopage de mégères bouffies de suffisance !

Je le dis et je le répète, ces furies ne sont pas plus les garantes d’un ordre féministe que des modèles de lesbianisme. Le féminisme, même radical, ça ne devrait pas ressembler à un procès en hérésie permanent. Surtout, ça ne devrait pas revenir à cet étalage de mesquinerie profondément misogyne, sadique et voyeuse. Je refuse catégoriquement que des spectateurs extérieurs au mouvement ou de jeunes féministes aient ça sous les yeux plus longtemps.

Ce voyeurisme, perso, j'en peux plus. J'en peux plus de ces posts étranges décortiquant la sexualité hétéro dans les moindres détails sous prétexte d'analyse féministe. C'est bizarre, c'est déplacé, c'est presque pervers. Et surtout, oui, certes, le privé est politique, je suis d'accord, mais débattre à longueur de posts à propos du goût du sperme ( enfin surtout pour affirmer combien c'est absolument dégueulasse, of course ) et du sexe anal ( forcément douloureux, imposé, jamais désiré par ces idiotes d'hétéros qui ne savent pas ce qu'elles veulent ), ça va bien cinq minutes! Surtout quand on est pas du tout concernée, et que la seule expérience qu'on a du sexe hétéro provient du visionnage de pornographie hardcore. Ça, ça me gonfle. Respecter l'intimité des femmes, c'est bien aussi, non? Bien sûr que le sexe hétéro peut être critiqué et analysé, mais pas comme ça. Pas sans les voix des concernées, les bisexuelles et les hétérosexuelles donc. Pas avec ce sous ton voyeuriste, insistant et malsain.

Hé ! et si on appliquait la même politique maison que pour l’avortement ? Mon Utérus = Mon Choix ? Avec l’équation Ma Vulve = Ta Gueule ?

Non, parce qu’il m’a toujours semblé, à moi, que dans la vraie, les lesbiennes n’en avaient mais alors strictement rien à carrer du sexe masculin. Sur Tumblr, certaines consacrent un temps que je commence à trouver longuet à disserter bistouquette et maillot brésilien.

J’ai l’impression de pas vivre dans le même tumblr que vous.
Heureusement purée…………. #teambie
Et c’est quoi ,ce site “radmen gossip”, on est retourné-es au collège  ou bien ?

26

themixtrovert:

“i can’t do that because of my religious beliefs”

okay

you can’t do that because of my religious beliefs”

not okay

I think it should be :

“I don’t want to do that because of my religious beliefs”
okay

“i can’t do that because of my religious beliefs”
not okay

“you
can’t do that because of my religious beliefs”
not okay

There shouldn’t be any obligation even for yourself.

236030

theversatilist:

healthy-strijden:

theversatilist:

healthy-strijden:

theversatilist:

healthy-strijden:

theversatilist:

healthy-strijden:

theversatilist:

C'est là que tu te trompes, ça a été le cas il y a une dizaine d'années avec les blogs pro-ana, les personnifications de l'anorexie et de la boulimie par deux personnages nommés Ana et Mia. Il y avait des communautés entières qui “s'entraidaient” en se donnant des méthodes pour maigrir, se faire vomir, cacher son amaigrissement à ses proches… Il y avait la même mentalité sectaire au point que le gouvernement s'était posé la question d'interdire ces blogs. La rhétorique était la même à peu de choses près. Mais les généristes d'aujourd'hui avaient quoi 10-12 ans à l'époque? Ils ne peuvent pas s'en rappeler. Moi j'ai vu ça à plus de 20 ans avec des gamines qui se félicitaient pour leurs côtes saillantes et traitaient de traîtresses à Ana celles qui guérissaient.

Pour connaitre les deux (les réseaux pro ana auxquels j’ai assisté mais pas participé car je trouvais ça absurde de personifier une maladie), je trouve pas du tout que ce soit la même mécanique.

Pour également avoir connu les deux, à mon sens c'est très semblable. J'aimerais bien que tu m'expliques quelles différences tu vois. On parle de deux groupes de personnes dysmorphophobiques, deux groupes persuadés que leurs problèmes, y compris psy, viennent de la difformité de leur corps qui n'est pas ce qu'il devrait être. Les anorexiques pensent devoir maigrir, certaines personnes trans pensent devoir s'amputer. Ces deux groupes considèrent que leur condition n'est pas une maladie, que quiconque guérit n'était pas vraiment atteint, insiste sur le fait qu'il faut mentir à son entourage qui est incapable de comprendre, a une mentalité de meute qui exclut la remise en question de l'idéologie du groupe à moins d'être immédiatement exclu… C'est pareil. La seule différence c'est qu'on meure de l'anorexie, le stade final de la maladie c'est la mort dans les cas les plus graves. Et c'est ça qui fait qu'aucun adulte n'a pu appeler cette maladie un mode de vie ou une identité.

Du coup j’ai répondu sur un autre reblog, donc je vais rjaouter ma réponse ici + des précisions.

Bah pour moi la transidentité n’est pas une maladie, déjà… et les tca c’est (entre autre) un méchanisme d’auto destruction lié à un mal être, une volonté de controle sur quelque chose (à defaut d’arriver à controler sa vie), une volonté de réduire ses sentiments/émotions car on arrive pas à les gérer, c’est une addiction aussi.

C’est pas la même chose que de pas se sentir en adéquation avec son sexe ou son genre, y a pas les mêmes méchaniques derrière. Et dysphorie =/= dysmorphie il me semble. Les personnes qui souffrent de dysmophie ne voient pas leur corps tel qu’il est, iels le voient + gros, + épais, alors qu’ne personne qui souffre de dysphorie de genre le voit comme il est, et c’est justement le soucis, une femme trans voit qu’elle a un penis, ou des épaules larges, et à cause de ça, éprouve la dysphorie.


Je trouve pas que les personnes trans mentent ou soient encouragées à mentir sur leur identité, et ce qu’iels ressentent, c’est pas non plus considéré comme un mode de vie. “s’amputer” n’est pas “obligatoire”, y a plein de personnes trans qui se font jamais opérer… 

Pour moi la dysmorphophobie et la dysphorie de genre sont très semblables si tu évacue la croyance en une “âme” féminine ou masculine. Un homme trans peut voir sa poitrine comme une horrible difformité. Si ce n'était pas le cas on ne verrait pas des personnes acheter des corsets qui risquent de leur briser les côtes juste pour dissimuler leurs seins. Elles ne voient donc pas leur corps comme il est mais comme une incongruité, un ensemble de difformités ce qui est le cas d'une personne dysmorphophobique, que l'obsession soit portée sur un nez supposé trop grand ou tout simplement le poids. Quant au contrôle, si on revient sur l'anorexie, le besoin est ultra présent puisqu'il faut brimer son corps dans son apparence et son fonctionnement naturel pour pouvoir avoir un peu de sérénité. Quelle est la différence entre “je ne peux pas sortir sans corset, ma poitrine me dégoute” et “je ne peux pas sortir si je n'ai pas perdu 100gr ou dissimulé telle difformité”?

Je suis pas sure de ce que je peux ajouter sur ça, que je n’ai pas dit au dessus… 

Je te/vous conseille de lire le chapitre 4 de ce livre de Mona Chollet qui parle de l’anorexie et des tca : http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=149#chap04

Je ne vois pas en quoi ce passage contredit ce que j’expose?

helshades:

Non mais, étant bisexuelle, j'ai déjà utilisé le terme de « pansexuelle » pour parler de moi à une époque pas si lointaine où l'on commençait à peine à parler de genres au pluriel sur Tumblr et où une camarade de fandom en particulier, personne très fragile psychiquement et affligée d'une dysphorie grave, s'était mise à se dire « agender ». C'était une façon de l'apaiser, mais d'un autre côté il ne s'agissait pas d'un mensonge : en principe, le sexe d'une personne ne saurait déterminer ma préférence… Il n'en reste pas moins que c'est déjà le cas pour la bonne vieille bisexualité, mais bon.

Ceci mis à part, je ne sais toujours pas s'il est préférable d'encourager une personne émotionnellement instable dans une quelconque psychose parce qu'en l'absence d'encadrement décent, ses fabrications mentales sont tout ce qu'elle a. Ce n'est pas la première fois que je vois un parallèle entre le comportement de certaines personnes attirées par le générisme parce qu'en manque de repères dans une société à la fois trop rigide et trop vide de sens et le comportement d'anorexiques (qui souffrent d'une semblable dysphorie). À ce que je sache, l'anorexie n'a pas son fanclub de non-malades applaudissant à chaque kilo perdu…

Le dualisme occidental a fait du corps un objet de répulsion, étranger au vrai soi, une prison, un ennemi dont il faut se méfier, le siège de pulsions et de besoins susceptibles de mettre en échec la volonté de son « propriétaire ». Il s’agit donc de le transcender, de faire taire ses instincts, d’avoir le dessus sur lui – de « montrer qui est le patron. (…)  Portia de Rossi, au cours d’une phase où elle n’arrive pas à descendre en dessous des 59 kilos, déplore que son corps « ait toujours le dernier mot » ; elle pense qu’il « la hait », formule révélatrice de cette dissociation que l’anorexie pousse à son comble. (…)  Elle est soulagée de voir disparaître les rappels d’une animalité qui lui fait horreur : plus de règles, plus de sueur, plus d’odeurs corporelles. En somme, elle ne fait que poursuivre, au péril de sa vie, un fantasme absurde, mais aussi vieux que notre civilisation : celui d’exister sans corps. 

(…)

« Difficilement réalisable », le « désir d’un corps éthéré » l’est encore plus pour les femmes, dont on a vu que la culture dominante les identifie et les assigne à la corporéité. « Si le corps c’est le mal, et si la femme c’est le corps, alors la femme c’est le mal », résume Susan Bordo. L’anorexique est ainsi prise, dit-elle, « entre transcendance mâle et déchéance femelle». (…)  L’anorexique ne refuse pas seulement le corps : elle refuse le corps féminin. (…)  Sa haine se porte plus particulièrement sur les parties de son anatomie liées à la féminité : ventre, seins, hanches. Ce qui est rejeté à travers ces attributs, c’est la figure maternelle, perçue comme à la fois trop puissante – quand il s’agit de sa propre mère – et trop faible, trop vulnérable – quand il s’agit des mères en général et de leur statut social, puisqu’elles sont autant méprisées qu’hypocritement glorifiées. Une jeune fille dit ainsi vouloir rester une enfant, « comme Peter Pan » ; c’est-à-dire être un garçon.

Bordo et d’autres théoriciennes féministes ne manquent donc pas d’arguments pour soutenir, à rebours du discours médical, que l’anorexie ne constitue pas une rupture, mais se situe au contraire dans la continuité de ce que vivent l’ensemble des femmes. Comme l’hystérie au XIXe siècle, elle exprime ce qu’il y a d’intenable dans la condition féminine de notre époque ; elle est un « désordre culturel». (…) La philosophe pointe l’aveuglement du corps médical au fait que, derrière les « dysfonctionnements familiaux » conduisant à l’anorexie, peut aussi se dissimuler le relais, par les parents, de certaines injonctions culturelles.  

(…) Le modèle culturel de la minceur a toujours prospéré dans des périodes historiques où les femmes conquéraient de nouvelles positions dans le monde social et politique. (…)  Dès lors, dans une démarche à peine plus sensée que celle de la jeune anorexique qui se voulait « comme Peter Pan », le but ultime pourrait bien n’être pas tant de mincir que de gommer autant que possible toute caractéristique féminine. (…)   Que les normes de beauté féminine commandent de ne pas être une femme, qu’elles contestent l’être même de celles qu’elles tyrannisent, explique le degré de violence qu’elles obligent à s’infliger : régimes draconiens, médicaments – avec les risques parfois mortels que cela comporte, comme l’a montré le scandale du Mediator –, passage sur le billard en l’absence de toute pathologie…

(…)

La dissociation, la mise à distance du corps qui imprègne toute la culture occidentale n’est pas l’apanage des anorexiques : nous la partageons tous, quoique à des degrés divers. Bien sûr, cette vision d’extériorité est aberrante : elle postule l’existence d’un esprit indépendant, rattaché au corps de façon lointaine, comme un ballon d’hélium qui le surplomberait. Si nous nous y accrochons, malgré son irrationalité, c’est sans doute parce qu’elle nous rassure : elle nous permet d’imaginer que notre vrai moi réside dans un poste de contrôle externe d’où il peut diriger notre corps tout en se protégeant de sa terrifiante fragilité. Or, si nous pouvons effectivement mettre notre corps à distance – nous en avons conscience, nous pouvons le regarder, en parler, le juger, le modifier –, ce n’est que dans une certaine mesure. Pour le reste, nous sommes notre corps. Nous pensons et ressentons grâce à ses cellules, qui sont bien matérielles ; les processus et les incidents dont il est le lieu, blessures, maladies, altérations hormonales, affectent nos jugements, nos perceptions, nos désirs, notre vision de la vie. Et si nous avons sur lui un pouvoir non négligeable, ce pouvoir, lui aussi, se heurte toujours à une limite, la limite ultime étant la mort.L’être humain moderne est décidé à partir en guerre contre cette limite. On pourrait penser qu’il a mieux à faire, mais non : son orgueil ne peut apparemment pas la tolérer. Les fantasmes d’immortalité entretenus par certains scientifiques en témoignent, de même que les opérations qui considèrent le corps comme un morceau de pâte à modeler.

(…)

Jean Baudrillard, dans une formule devenue célèbre, a qualifié le corps de « plus bel objet de consommation». La rationalité d’essence marchande qui s’est imposée comme la rationalité tout court a en effet permis l’épanouissement de la logique consumériste ; et celle-ci, en retour, en s’étendant à tous les domaines de la vie, a beaucoup fait pour encourager cette conception du corps comme une propriété parmi d’autres : une chose qui nous appartient, mais avec laquelle nous ne coïncidons en aucun cas.

(…)

Avec cette suprématie de l’artefact, la dissociation entre soi et son corps n’est plus tout à fait celle du philosophe grec ou chrétien qui déclare la guerre à la chair pour mieux glorifier l’esprit. L’esprit n’est plus qu’une sorte d’opérateur intégré qui veille à la transformation du corps en produit. 

C’est très proche de ce que j’ai toujours dit?

Pas vraiment. Oui c’est une haine du corps dans les deux cas, mais elles n’a pas les mêmes racines ni les mêmes méchaniques… Comment tu relies les passages que tu as mis en gras ac les sensations que tu imagines une femme trans avoir?

Qu’est-ce que tu voulais prouver en me demandant de relire ce passage? Personnellement il me conforte dans mon analyse alors je n’arrive pas à comprendre ce que tu souhaitais que je découvre. 

Rien du tout, autant je comprends comment ac les passages en gras tu peux relier la sensation de l’homme trans à l’anorexie, autant si c’est ds le cas d’une femme trans, j’ai du mal

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theversatilist:

On dit merci qui?

Merci manuuu

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(Source: melodyhansen)




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